Musique mixte 2018

Après une belle année 2017 bien occupée (par le Grenier Sonore et l’examen Pea entre autres !), j’ai le plaisir de vous présenter ce nouveau projet. Futurs auditeurs, organisateurs de spectacle ? cette page est la vôtre.

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La musique mixte est un genre musical associant un ou des instrument(s) joué(s) en temps direct a un support audio fixe (parfois encore appelé « bande ») diffusé par sonorisation.

Le programme du projet « musique mixte 2018 » de Jean-Noël Auer s’articule autour de trois oeuvres de styles très différents : Aulodie de François-Bernard Mâche, la suite Irrawady de Claude Barthélémy et Grab It ! de Jacob Ter Veldhuis.

Au besoin, O, cercles de Vie, composé par Jean-Noël Auer et Anne-Claire Scebalt, des pièces du compositeur Tomas Gubitsch, ou de la musique pour saxophone seul peuvent s’intégrer au programme.

Aulodie de François-Bernard Mâche (1983, 11′) :

Saxophone soprano

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« François-Bernard Mâche est philologue, philosophe et surtout compositeur. Revenant aux mythes fondateurs de la Grèce antique, son œuvre réévalue les rapports entre nature et culture, en traquant les universaux parmi les modèles sonores, et en s’appuyant sur les structures du langage. » Le premier enregistrement d’Aulodie a été réalisé en 1988 par Daniel Kientzy.

 

Irrawady de Claude Barthélémy (2000, 15′) :

Saxophone alto

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Extraits des notes d’éditions (Alphonse Leduc) : Irrawady ou « L’Asie coule à mes oreilles » est le résultat d’une commande du festival Musique Action et de Claude Georgel, professeur à cette époque au Conservatoire de Nancy. « Grenouilles, oiseaux s’échangent d’étranges solos… »

Claude Barthélémy est né en 1956, il débute la guitare en autodidacte parallèlement à des études de mathématique. Il débute sa carrière de musicien avec Michel Portal et dirige l’Orchestre National de Jazz. Il a composé notamment pour les ensembles Terra Nova, Musique Moderne (Francfort) et l’Orchestre Philharmonique des Pays de Loire.

 

Grab It ! de Jacob ter Veldhuis (1999, 10′)

Saxophone ténor

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 » Ayant grandi dans les années 60 au son du blues, du jazz et du rock, j’ai été très influencé par la musique américaine. Selon moi, les racines de ces différents genres musicaux puisent leurs sources dans la langue américaine parlée — j’ai d’ailleurs la conviction que le langage est à l’origine de la musique en général. Dans Grab it! j’ai exploré le «no-man’s-land» qui se situe entre le langage et la musique. Pour réaliser la bande, j’ai choisi des échantillons de voix provenant d’un vieux documentaire américain intitulé Scared Straight portant sur la délinquance juvénile, et dans lequel les condamnés à perpétuité occupent une place importante. J’ai été très touché par la dureté des paroles de ces hommes qui vivent en marge de la société.

Grab it! est en quelque sorte un duel entre le saxophone ténor et la bande. Au fil de la pièce, le sens des paroles se clarifie petit à petit, mettant en évidence la situation désespérée des ces prisonniers: «He tied one end around the pipe, and he hung himself. So he went out the back door rapped up in a green sheet with a tag on his toe… You lose everything!». En un sens, le couloir de la mort (death row) est une métaphore de la vie. La pièce n’est pas que pessimiste pour autant: elle invite à vivre pleinement la vie… Grab it («saisissons-la»)!

Cette pièce a été commandée par le Fonds voor de Scheppende Toonkunst à l’intention d’Arno Bornkamp. »